Il n’existe pas de risque zéro en chirurgie, encore moins en chirurgie palpébrale. Et pourtant, une attention particulière doit être faite par le chirurgien au cours de cette intervention –même s’il doit en faire autant pour toutes les interventions – parce que les paupières ont chez chaque individu, une fonction esthétique et une fonction protectrice indéniable.

Les paupières, au nombre de 4 chez chaque personne, participent à la beauté du regard autant qu’elles permettent de protéger les yeux contre toutes formes d’agression externes. Chaque chirurgien doit donc éviter autant qu’il se peut, d’en faire une chirurgie facile.

L’examen préopératoire une solution 

En amont d’une blépharoplastie, deux examens sont nécessaires avant l’intervention. Un examen clinique et un examen ophtalmologique, tous menés avec la plus grande circonspection, pour éviter des complications pendant et après l’intervention.

L’intérêt de l’examen clinique préopératoire d’une blépharoplastie, permet une connaissance du morphotype de l’étage orbito-palpébral, qui implique de déceler autant les complications palpébrales que les complications oculaires. Les raisons des complications palpébrales peuvent être liées à une erreur d’indication ou être la conséquence d’une technique chirurgicale.

La phase préopératoire est donc assez importante, pour le patient et le chirurgien, de dissiper tout malentendu dès le départ, en se mettant d’accord sur l’apparence  esthétique palpébrale souhaitée, ses désirs à court et à long terme. Sans lui imposer un choix, le chirurgien doit guider le patient en lui présentant les différentes alternatives s’offrant à lui.

De même, le bilan médical et ophtalmique est nécessaire avant toute une blépharoplastie. L’examen ophtalmique permet de vérifier entre autres, la vision, la motilité, le strabisme, une éventuelle asymétrie orbitaire ou palpébrale, une rétraction palpébrale, un ptosis, l’ectropion ou l’entropion, les cas d’excès de peau, présence des rides, etc., qui, s’ils ne sont pas pris en compte, risque de ne pas être bénéfique pour le résultat de la chirurgie palpébrale.

Les principales complications et traitements

  • Une hémorragie orbitaire avec perte de la vision. C’est l’un des principaux, mais rare risque de la blépharoplastie. Elle se manifeste par une douleur asymétrique, une hémorragie postopératoire et une réduction de la vision. Les causes principales sont : une hypertension, une réintervention sur des cicatrices palpébrales, l’usage d’anticoagulant, une intervention prolongée, etc. la blépharoplastie au laser CO2 a réduit considérablement ce risque, étant donné son effet coagulateur. Le traitement se fait par une ouverture de la plaie, une canthotomie latérale et une cantholyse inférieure ou supérieure. En cas d’exophtalmie accompagnant l’hémorragie, des agents osmotiques systémiques et des corticostéroïdes sont requis en guise de traitement.
  • L’ecchymose superficielle excessive pouvant prolonger la période de convalescence, une infection, une pigmentation cutanée, dans ce cas, une cautérisation au laser CO2 est nécessaire. Il est conseillé au patient pour éviter ce type d’hématome, d’appliquer régulièrement, après l’intervention, des compresses de glace, les 3 jours suivant l’intervention.
  • Les lésions oculaires. Pour les éviter, le chirurgien doit à une lubrification oculaire suffisante afin d’éviter toute abrasion du cornée. Cette lubrification doit se faire aussi après l’intervention afin de surseoir à une dégradation cornéenne. En cas de survenue d’abrasion cornéenne, le traitement se fait à base de lentille-pansement.
  • Une diplopie, cas extrêmement rare toutefois. Elle est causée par l’association d’une injection de graisse en cours d’intervention et d’une anesthésie locale, alors que la conjonctivite ou la peau est ouverte. Elle se manifeste par une paralysie partielle soit du 6ème soit du 3ème Cette forme disparaît dès le lendemain. Celle qui persiste disparaît les jours suivants, à force de mouvements des yeux.
  • Les cas de ptosis, plutôt fréquent. Mais sans inquiétude pour le plasticien ayant protégé l’aponévrose et le muscle releveur. Pour éviter ce type de complications, le chirurgien doit connaître l’anatomie du patient.

 


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