La perte de cheveux est un problème qui concerne autant les hommes que les femmes. De plus en plus de personnes essaient les thérapies naturelles, fréquentent les pharmacies ou n’hésitent pas à se faire une greffe de cheveux afin de lutter contre l’alopécie. Mais quand et comment savoir quel traitement il nous faut pour la chute de cheveux ?

Les trois phases d’évolution du cheveu 

Pour évaluer sa chute de cheveux, il est important de maîtriser le cycle de croissance des cheveux. Elle se fait en trois phases essentiellement : la phase anagène, la phase catagène et la phase télogène. La première phase est celle pendant laquelle, on observe une croissance du poil folliculaire. Cette phase dure environ 7 ans.  Durant la deuxième phase, il y a involution, du follicule pileux. La dernière phase est celle du repos, elle dure environ 3 mois, avant que le nouveau cheveu anagène n’expulse le cheveu catagène du cycle passé.

Les causes de l’alopécie peuvent être congénitales ou acquises. Il existe plusieurs formes d’alopécie. L’alopécie localisée, l’alopécie diffuse et l’alopécie cicatricielle. Cette dernière forme, dont les causes peuvent être un lupus discoïde, un lichen plan, des traumas, infections ou tumeurs,  est généralement irréversible. Seule l’alopécie non cicatricielle, dont l’alopécie androgénétique fait partie, laisse une possibilité de repousse ou la possibilité d’une transplantation des cheveux avec ou sans réduction de la tonsure.

Comment diagnostiquer l’alopécie ?

Le diagnostic clinique de l’alopécie comprend une anamnèse du patient, c’est-à-dire, une prise en compte de ses antécédents médicaux et familiaux, un examen du cuir chevelu, des cheveux, une numération globulaire, une ferritine, une hormone tyréotrope pour confirmer le diagnostic. Une biopsie peut s’avérer utile surtout pour les alopécies cicatricielles.

L’anamnèse permet surtout de savoir quelle est la durée, l’évolution et la quantité de la perte de cheveux. Une perte anormale ou excessive de cheveux est invoquée lorsque le sujet perd plus de 100 cheveux par jour. Cette perte de cheveux peut avoir une origine lointaine, héréditaire ou secondaire à une maladie (thyroïdienne), la consommation de certains médicaments (chimiothérapie, rétinoïde, anticonvulsant, etc.). Chez la femme, la perte de cheveux peut être causée par des saignements, une carence en fer comme elle peut être le symptôme d’une hyperandrogénisme, ou être une alopécie de traction. Mais l’une des principales causes d’alopécie chez l’homme autant que chez la femme est l’alopécie androgénétique.

Caractéristiques de l’alopécie androgénétique

Cette forme d’alopécie est présente chez les hommes dans la cinquante et chez les femmes à la ménopause. Elle se présente différemment chez l’un comme chez l’autre. Chez l’homme, on observe d’abord un amincissement des cheveux ou leur diminution dans la région frontotemporale d’abord, puis la région du vertex. Chez la femme, l’alopécie est diffuse à la région centropariétale avec une préservation de la ligne antéro-frontale.

Les traitements de l’alopécie

Le traitement de l’alopécie androgénétique doit se faire en tenant compte de la gravité du cas, de l’âge du patient et de la maladie. Il  se fait par consommation orale du finastéride ou du minoxidil topique. Le traitement dure environ 1 an et dans bien des cas, à prouver son efficacité. Pour les femmes, le minoxidil en solution est souhaitable. Pour le traitement des plaques de la pelade, les corticoïdes intralésionnels  sont un traitement privilégié. Mais si ces plaques sont plus importantes, une immunothérapie locale sera nécessaire. D’autres cas peuvent nécessiter plutôt une greffe de cheveux, en cas d’échecs des thérapies médicales ou plus tardivement avec le vieillissement, et la présence d’une calvitie ne pouvant plus être traitée médicalement.